mardi 20 décembre 2016

Découvrir Paris : deux véganes et un mini budget

Paris, Londres, ces noms qui font rêver bien des Nord-américains!

Découvrir ces villes lors d'un tout premier périple de l'autre côté du grand océan en la compagnie fort agréable de Jérôme a été une aventure mémorable.

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Eiffel illuminée - mai 2016 (photo : J'OSE la vie!)
Mère et fils véganes depuis plus de dix ans, l'aspect « qu'est-ce qu'on mangera? » n'était pas particulièrement un souci pour nous qui sommes depuis longtemps abonnés aux fruits et légumes de saison, à vivre sur un budget et à lire les étiquettes. Nous offrons tout de même ici un aperçu de notre petite préparation et partageons quelques savoureuses découvertes!

Ce récit se veut surtout celui de notre joie de découvrir et d'apprendre toujours et partout. Nous le partageons ici espérant qu'il vous soit utile, inspirant, divertissant, ou un peu de tout ça. 

Paris, la Magnifique
Toutes sortes d'espaces, petits, grands, souvent étroits ou colorés. De touches vertes ou florales à hauteur d'humain à ce camaïeu de gris à hauteur d'Eiffel, Paris - « immense désert d'immeubles » aux yeux de Jérôme - nous a touchés par sa beauté exotique et son Histoire, que nous découvrons un pan à la fois.


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«Paris, désert d'immeubles» (photo: J'OSE la vie !)
Sentiment inoubliable de grâce face à tant de monuments historiques, devant - ou dedans - lesquels, on se sent tout petit dans tous les sens du terme.

Impression tantôt fugace, tantôt durable, d'avoir rencontré ces artistes et architectes d'époques pré-québécoises, entrelacée du souvenir de Parisiens qui, sympas, nous ont remis sur le droit chemin.

Malgré l'étrangeté de sentiments non miscibles de surprise, de crainte et de probable sécurité devant ces militaires armés qui entrent dans le terminal à notre arrivée à l'aéroport, et qu'on verra ensuite un peu partout dans la ville, Paris est magnifique! 

(Mais chère pour des canadiens.)
En mai, un euro nous coûte 1,50$CAD
Nous aurons eu la chance d'y passer juste avant la crue peut-être centennale de la Seine.
Chanceux, vous dites ?
Entre Saint-Germain des Prés; le Louvre; Pierrefonds; Rodin et ses jardins; l'avenue de Breteuil; Montmartre, ses artistes et ses cafés; le sublime Potager de Charlotte, et la course vers le dernier bateau-mouche de la soirée, nous avons débuté et terminé notre séjour aux pieds de celle qui depuis des lustres représente la ville lumière partout dans le monde: Eiffel.

Préparatifs budgétaires et véganes
Comme vous l'avez lu ici, c'est en tricotant des bouts de petites économies - constituées principalement de cadeaux d'anniversaire accumulés sur plusieurs années - avec quelques échanges équitables et véganes printaniers, que j'ai pu accompagné notre fils pour cette première grande traversée pour les petite et Grande Bretagnes. Invités au mariage de nos amis en Bretagne, Jé voulait en profiter pour voir la Grande Bretagne, et tant qu'à y être, et puisque les billets sont plus abordables pour Paris, nous allions y atterrir, et y flâner un peu. 

Avant :
  • Si on suit déjà les L214 de ce monde, ne reste qu'à prendre note de restos véganes (ou vegan friendly) sur Happy Cow, Vegan London, etc. ;
  • emplir un large coin de valise - et un espace du bagage à mains - de barres de toutes sortes (granola, fruits séchés, biscuits) et de quelques tablettes de chocolat (cru pour plus de nutriments) pour les excursions ;
  • chercher un hébergement petit déjeuner inclus : fruits et pain frais, ça démarre bien la journée ;
  • profiter de la nouvelle boîte Bento de sushis véganes servie sur Air Transat !

Note : Les prix, en mai 2016, sont généralement semblables aux nôtres : ce qui coûte 2$ ici coûte 2 euros en France, 3$ donc. Nos barres québécoises nous ont donc gardé l'estomac au calme durant nos excursions quotidiennes sans nous coûter les 50% de surplus pour la conversion de devises.

Sur place :

  • primo, penser fruits et verdures bio à manger tout cru. Visiter un marché en plein-air le dimanche, ou une supérette (c'est comme ça qu'on appelle les petits supermarchés là-bas) ;
  • à la supérette - y'a des Franprix partout - dans la section bio/naturel, on trouve, comme ici : céréales, noix, compotes, boissons végétales, etc ;
  • sur la rue ou dans les cafés des lieux touristiques : croustilles ou frites, parfois aussi jus et fruits frais, noix ou salade verte. Avoir des barres de fruits ou noix dans ses poches est donc très utile.
Découvertes :
Bon à savoir : vérifiez les jours et heures d'ouverture. Les restos en France sont fermés l'après-midi et ouvrent généralement vers 19h30 pour le 'dîner'. Qu'à cela ne tienne, on prend facilement l'habitude d'allonger un peu l'après-midi - peut-être est-ce là l'origine de l'apéro? - puis la soirée, en compagnie du soleil qui se couche deux heures plus tard qu'ici.

Vue sur Paris et Champ-de-Mars du sommet Eiffel (photo: J'OSE la vie !)
Itinéraire du moment, au choix du chef
Jour 1

Atterrissage à 6h30 après un vol de 6 heures incluant une nuit de 2. Étrange de voir le soleil se coucher puis se lever presqu'aussitôt.
Notre charmante hôtesse nous offre un café... français! Ces non-buveurs de café que nous sommes acceptons avec joie à cette heure où le soleil inonde déjà les immenses marronniers en fleur partout autour alors que nous nous sentons au beau milieu de la nuit.

Balade à pied. Première découverte… où sont les noms des rues ? Comme dans les films, bien sûr: sur les immeubles. Cela nous coûtera quelques pas supplémentaires assez souvent pour aller voir si on est bien sur la bonne rue, réaliser que non, rebrousser chemin et prendre la suivante. Rigolo!

Premières photos.
Achat de fruits frais et verdures.
Premier smoothie devenu soupe, notre petit mélangeur de voyage ayant rendu l'âme.
Installation dans notre petit nid douillet.
Douche.
Sieste.
Belle Eiffel (photo: J'OSE la vie !)

Première excursion touristique. Allons rencontrer la grande dame de Paris aux pieds de laquelle les trios de militaires balaient intensément du regard chaque visiteur.
Après une demi-heure d'attente, le guichet est pour nous. Alors que l'ascension au sommet (17 euros) n'était annoncée que pour le début juin, nous sommes ravis d'apprendre que c'est ouvert aujourd'hui.

Des marches et des ascenseurs au choix, selon le pilier choisi. La foule est dense, respectueuse. On entend toutes sortes de langues, espagnol, allemand, anglais, mais aussi certaines qui nous sont inconnues.

Anecdote : tout là-haut, nous apprenons que c'est ici qu'en compagnie de sa fille Claire, Gustave (Eiffel) s'était aménagé un petit appartement où un certain Edison le visita un jour de septembre 1889. :-)

Photos, photos, photos. Vues d'en bas, d'en haut, sur le chemin (l'ESA, l'UNESCO…), partout. Il se fait tard, la nuit tombe. On rentre en marchant, histoire de bien bien se fatiguer, pour bien bien dormir.

Jour 2
Endormis tard, réveillés tard, quoique tôt pour le Québec. Nous descendons pour trouver fruits, pain frais, confiture maison poire-vanille et boissons chaudes dans la petite et lumineuse salle à manger.

Aujourd'hui, promenade vers Saint-Germain des Prés. Sur le parvis de la très vieille abbaye, des musiciens offrent un concert. Partout les trottoirs envahis de piétons - c'est l'heure du lunch - et de terrasses de cafés où l'on s'assoit face à la rue, une autre spécificité chez nos cousins européens.

Suivant notre plan et, au pif, un dédale de jolies petites rues, nous nous arrêtons à la porte de quelques boutiques de chaussures voir s'il y a autre chose que du cuir? Mais non. Tant pis! Voilà la Seine. Nous traversons un pont, admirant cette immensité de l'autre côté qui n'en finit plus de murs et de fenêtres. Le Louvre!

Louvre, cour intérieure (photo: J'OSE la vie!)
Joli fauteuil 'triskel' (photo : J'OSE la vie !)
Une porte donne sur la cour intérieure. On y découvre les célèbres pyramides. Et des dizaines de vendeurs de porte-clés, souvenirs et bouteilles d'eau, qui répètent à qui mieux mieux sans reprendre d'air : un-euro-un-euro-un-euro, animés, peut-être, de l'espoir de payer le loyer ?

Une file d'attente d'une demi-heure nous semble normale. On saura tantôt que c'est lundi de Pentecôte… et férié. On se retrouve au milieu d'une foule folle, entre Vénus et Mona, tentant désespérément une photo de ce sourire énigmatique qu'a demandé ma sœur artiste peintre. Un succès mitigé qui sera source de remerciements généreux.


Les agents de sécurité, plus occupés à bavarder qu'à calmer les foules - qui pourrait ne pas les comprendre? - finiront pas demander un peu de sérieux. L'instant suivant, Jé nous sortira de cette folie grâce à son incroyable sens de l'orientation la lecture de plans, dit-il, et nous guidera vers bien d'autres belles choses. Belles ou intéressantes. Car tout n'est pas que beauté et délicatesse dans ce musée, loin s'en faut. On terminera la journée en s'égarant dans des appartements gargantuesques emplis de tant de meubles et de tapisseries qu'on en a presque la nausée. Tout à coup, un sentiment d'inutilité, de vide, devant tout ce bois ouvragé à l'extrême me rapproche plus que je ne l'ai jamais été de ce que pouvait possiblement être l'esprit de 1789…

Dernières photos dans la cour. Le ciel est gris mais l'air est bon. Nous échangeons un-euro contre une bouteille d'eau.

Premier métro parisien. Plus simple que je ne l'aurais cru, suivons les indications. On s'est promis un vrai repas ce soir, dans un resto végane!

Notre arrêt, rue d'Auvergne. Comme un pressentiment, Jérôme demande si c'est bien ouvert ce soir... Je crois que oui. C'est là que nous apprendrons qu'il vaut mieux toujours regarder les horaires des restos avant de s'y présenter.

Comme nous, vous n'avez pas vérifié ? Il vous arrivera peut-être alors de vous balader dans le 9è, de rencontrer une sympathique passante qui s'arrêtera, comme vous, pour voir le menu car elle s'installe dans le quartier. Réalisant, comme vous, que c'est fermé ce soir, elle prendra le temps de trouver une carte et de vous aider à rentrer. Ce faisant, vous aurez peut-être, vous aussi, la chance de voir arriver la Charlotte du Potager, clé en main et sourire aux lèvres. Cette dernière, après vous avoir élevée au rang d'aventurière, vous invitera, charmante, à revenir un peu plus tard cette semaine. :-)

Après avoir sympathisé avec la maman, c'est le fils qui nous rejoint sur le trottoir. On parle véganisme, évidemment. Comment a-t-on découvert leur resto? Sur le web ou facebook, je ne sais plus... À la mention de L214, Adrien nous montre une selfie prise la veille avec Brigitte Gothière. Le monde (végane) est petit! Leur Potager étant fermé ce soir, il nous suggère Le Pain Quotidien, au coin de la rue.

Quelques pas plus tard, affamés, nous nous attablons. Ambiance et repas sympathiques. Addition : 40 euros. Taxes et pourboires inclus? Devant ma question, le serveur questionne, puis s'exclame : le pourboire est inclus, bien sûr, on est payé pour travailler, ici! Je souris.

Métro back et nous revoilà sur cette jolie rue bordée de marronniers, l'estomac rempli, le cœur léger et la tête en fête. C'est quand même chouette d'être à Paris!

Nous acceptons avec joie la tisane offerte par notre hôte et nous plongeons dans notre liste de choses à voir, et sur google map, pour planifier un peu les prochains jour avant d'aller essayer de dormir malgré l'heure prématurée imprimée dans nos cerveaux québécois. Le rescue remedy est notre ami; dur dur ce décalage horaire. 

Premières images de ces jolis villages aux toits de tuiles (photo : J'OSE la vie !)


Jour 3
Nous sommes déjà au milieu de notre séjour et il fait un temps magnifique alors, aujourd'hui, on va à Pierrefonds!
D'abord le métro jusqu'à la Gare du Nord. Puis, vite deux tickets pour le train Paris-Compiègne. Reste 2 minutes avant le départ. Nous courons sur le quai et réalisons, à cet instant, ce que signifie "courir pour attraper un train".

Notre wagon est presque vide. Par la fenêtre, nous voyons pour la première fois défiler la campagne française avec ses jolis petits villages aux toits de tuile, ses vieilles églises entre les champs, et quelques industries installées ici et là.

À l'arrivée dans la petite gare, le taxi commandé est bien là à nous attendre. Le chauffeur, un homme retraité qui prend quelques réservations pour rendre service à son ami propriétaire de la petite compagnie, est accueillant. Il nous raconte les environs en roulant les 15 km de la jolie route qui traverse la Forêt Domaniale de Compiègne à Pierrefonds, et qui me rappelle un peu la route vers Saint-Agapit des dimanches de mon enfance.
Pierrefonds, mai 2016 (photo: J'OSE la vie !)
Dès l'arrivée, nous découvrons cet impressionnant monument qui se détache sur fond de ciel bleu, derrière le village, à flanc de colline. Pierrefonds est ce château français où a été tourné une série britannique qui raconte une histoire bretonne. Dans cette enfilade de salles, corridors et escaliers, nous nous sentons comme dans la série-télé (Merlin). Et comme des enfants! On prend des tas de photos.

On s'y promène tranquillement à sa guise ou on joint un petit groupe autour d'un guide. Les employés sont souriants, attentionnés. Jean-Marc sait répondre à toute les questions, propose de se déplacer à l'ombre lorsque le soleil tape fort dans la cour.

Jérôme devant les tourelles de Pierrefonds (photo: J'OSE la vie!)
Pierrefonds a été reconstruit deux ou trois fois, la dernière selon les plans de Viollet-Le-Duc qui s'y serait bien amusé à ne pas toujours respecter la construction originale. Peu nous importe, nos souvenirs de cette série palpitante, la chaleur des rayons du soleil, la campagne environnante, le splendide village vu d'en haut, et le fait de se retrouver au cœur de l'Histoire, comme ça, à quelques heures de chez nous, feront de Pierrefonds le coup de cœur de nos visites à Paris.

Une superbe et chaude journée qui nous coûtera tout en transport (heureusement, c'était prévu) et presque rien pour le reste: 7,50 euros l'entrée / gratuit pour les 18-25 ans, quelques barres tendres, fruits et boîtes de jus de nos réserves. En guise de souper lorsque nous rentrerons, les frites à la crêperie d'à côté accompagneront une salade verte, tomates et chanvre préparée dans la petite cuisine bien calme ce soir.



Jour 4
Quelques averses ce matin. On prend le petit déjeuner tranquillement, rien ne presse. Notre unique rendez-vous à Paris est pour aujourd'hui. « Voulons-nous déjeuner ensemble à la Pizzeria d'Antonin? », nous écrivait André. Avec joie!
Il va passer ce midi, le temps d'une interview avec une journaliste. Il rentre de Cassel, en Allemagne, où il accompagnait son papa. Devant la demeure où Arno Stern, enfant, habitait avec ses parents - et d'où ils ont fui le régime hitlérien – on inaugurait hier un pavé doré à leurs noms. En mémoire des victimes du nazisme.

Je sors faire quelques courses et rentre voir un peu à nos prochains déplacements. Un instant plus tard, Jérôme vient m'annoncer qu'André est arrivé. Je le suis dans l'escalier en colimaçon. Ça fait tout drôle de se voir ici, ça fait plaisir aussi.


Ce midi, on nous sert des pizzas aux légumes décorées de roquette, commandées par un souriant patron, aussi surpris que ravi de savoir que son pizzaïolo est connu jusqu'en Amérique! On cause, on rigole, on savoure, on fait quelques photos. 

Au dessert: sorbet maison. Fraises pour Jérôme, poire-cassis pour moi. 

André est déjà sorti pour son rendez-vous. Nous allons les rejoindre sur la terrasse. 

Avec Arno Stern dans le Closlieu (photo: J'OSE la vie !)
Puis, il nous amène visiter le Closlieu avant la prochaine séance. Quelle chance! Nous sommes ravis de rencontrer Éléonore, et de revoir Arno. Il nous raconte son travail et demande ce que nous avons vu depuis notre arrivée, tout en retirant l'eau des pots de peinture à l'aide d'une seringue, préparant la table palette pour la séance de 16h00. 

Après les au revoir, nous accompagnons notre ami jusqu'à son train – le seul aujourd'hui, jour de grève des transports en France. Par des détours dont il a le secret, il entre dans le wagon une petite minute avant la déferlante : une foule folle court vers le train. En sens inverse, nous sortons tranquilles sous le ciel gris.

La pluie s'intensifie. Nous tentons de ne pas perdre notre chemin dans tous ces ronds-points, s'arrêtant souvent pour regarder notre petite carte de la ville cent fois pliée et dépliée. Un passant au parapluie et au téléphone intelligent nous guide. Une demi-heure plus tard, arrivée dégoulinante chez Rodin. Se sécher les cheveux sous le séchoir à mains dans la salle de toilettes du pavillon d'entrée de l'illustre musée est un souvenir amusant dont je me rappellerai.

Esquisse du Penseur, argile, Auguste Rodin (photo: J'OSE la vie!)
Des œuvres immenses, d'autres toutes petites. Ici une esquisse, là des traces des argiles d'Auguste dans les vitrines, tout respire le calme. Pas de foule ici. Nous profitons de ce moment de sérénité - deux petites heures pour nous absorber longuement dans la beauté.
Argiles - Musée Rodin (photo : J'OSE la vie !)

La pluie s'est arrêtée. Nous sortons dans les splendides jardins.

Nous posons, le Penseur au-dessus de nos têtes. Entre rosiers et autres végétations, sculptures géantes et oiseaux noirs au bec orangé (on apprendra plus tard qu'il s'agit de merles, qui n'ont rien à voir avec les nôtres) on fait une pause dans le petit pavillon où un thé me réchauffera. Des pigeons partout. Un employé tente de garder l'air digne tout en les dirigeant dehors. Ils connaissent la chanson, rentrent par l'autre porte Nous sortons en rigolant. :-)

Le vent a poussé les nuages, le ciel est bleu et le soleil illumine l'étang où baignent des amoureux nés des mains de l'illustre sculpteur. Magnifique!
Jardin et cour arrière de la Maison d'Auguste Rodin (photo: J'OSE la vie!)
En cette fin de journée, il fait bon. Nous rentrerons à pied comme nous aimons le faire aussi souvent que possible. (Sain, écologique, économique.) Le dôme de l'Hôtel des Invalides scintille d'or sous les puissants rayons. L'avenue de Breteuil nous semble irrésistible. Nous y marchons tranquillement, sur les larges trottoirs. L'herbe n'est pas comme chez nous, les brins sont plus larges.

Tiens, au loin, des taches noires sur ce vert... des moutons! En plein Paris! Photo pour Geneviève qui parlait justement de cette idée nouvelle de faire 'tondre' la pelouse des municipalités par ces doux mammifères…

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moutons noirs sur fond vert Breteuil (photo: J'OSE la vie !) ... pas trop végane comme idée, ça…
À l'arrivée, j'ai faim, Jé aussi. Nous reprendrons bien un peu de cette pizza roquette, n'est-ce pas? Retour chez un Ferad souriant qui nous accueille à nouveau à bras ouverts, avec un petit verre de kir ! Santé ! 
Et re-google maps et itinéaires du lendemain, notre dernière journée à Paris.

Jour 5


Sacré-Coeur, Montmartre (photo: J'OSE la vie !)
Notre-Dame de Paris, le cimetière du Père Lachaise, les Jardins du Luxembourg, on n'a que l'embarras du choix... Plusieurs nous l'ont recommandée, dont un habitué de la crêperie : ce sera Montmartre!

On prend le temps d'un bon petit déjeuner qui nous servira aussi de déjeuner (dîner, chez nous), avant d'aller prendre le métro. Il faut beau! Les graffitis nous accompagnent dans les escaliers qui montent au Sacré-Cœur. Les marches, les petites rues qui serpentent, les artistes, y'a comme un air du Vieux-Québec ici.


Dans la cour d'une vieille église, une vieille dame sourit en regardant des enfants qui cherchent 'la' réponse pour remplir leur formulaire. Bienveillante, elle les aide puis se tourne vers nous et propose de nous faire visiter son église. Monique est née ici, en 1924. Elle nous assure que l'église Saint-Pierre de Montmartre est le véritable joyau, bien avant la Basilique du Sacré Cœur. Elle serait la plus ancienne église paroissiale de Paris. Monique en connaît chaque pierre, chaque statue, chaque détail de son histoire. Elle raconte aussi bien les vitraux que l'artiste qui y a travaillé. Excellente guide historique, elle poursuit avec l'horrible légende de Saint-Denis... Je dépose quelques euros et prends un catalogue souvenir pour Stéphane. On se dit au revoir avant de monter à la Basilique.

Grandiose. D'autant plus qu'elle est construite au sommet de la colline. Allons gravir ces incroyables marches et entrer nous imprégner un peu des lieux. Je fais quelques photos avant de sortir admirer la vue sur Paris, désert gris d'ici aussi. Au pied de l'immense escalier, promesse du jour, nous appelons Le Potager de Charlotte pour réserver une table pour deux pour 19h30.

Apéro au Cadet de Gascogne (photo: J'OSE la vie !)
Un autre escalier puis un nouveau dédale de petites rues pour redescendre nous amusent. Pour notre dernière soirée à Paris, et la première fois de notre vie, je propose de prendre l'apéro à la terrasse d'un café. Côté soleil, et pour le nom qui me rappelle un film que nous avons beaucoup aimé, Stef et moi, nous nous installons au Cadet de Gascogne. Comme à tous les jours, partout où nous allons, mais plus encore ici, je pense à lui. ♥

Une artiste veut me tirer le portrait : 20 euros. Je n'en ai pas tellement envie. Elle insiste : « mais on est à Montmartre, quand même! » Elle réduit : 10 euros. J'acquiesce mais ne peux me résoudre à poser, mes yeux veulent tout voir. Résultat: portrait d'une inconnue. Jolie, visage mince et triangulaire, bref, rien de moi. Qui le veut ? ;-)

Pendant qu'elle dessine, un autre artiste, cigarette, barbe rousse et baragouinant* le français, se plante devant nous. Sans un mot, tablette sur le bras, fusains au doigts, il entreprend le portrait de Jérôme. La dame lui dit qu'elle me l'a fait à 10 euros. Il hoche la tête sans lever les yeux de son ouvrage. Le résultat sera surprenant. Reste à le faire encadrer. Montmartre, je me souviens. Après nos diabolos menthe ou grenadine, nous descendons et traversons une ruelle aux allures de marché public et de coffres aux trésors. Je repère quelques foulards attrayants. Jérôme choisit pour moi. Ce sera le bleu plus bleu. :-)
(* baragouine : définition apprise en Bretagne... à venir dans le carnet Bretagne, sous peu. ;-)

Le Potager de Charlotte et son parking de motos, rue d'Auvergne (photo: J'OSE la vie!)

On se balade, sans se presser. Vingt minutes plus tard, le Potager de Charlotte apparaît. Je reconnais de loin le parking de motos sur le trottoir devant. Nous entrons, souriants, et sommes accueillis de la même façon. Nous sommes les premiers clients en ce début de soirée - souper à 19h30 est tôt ici - mais ce sera bientôt plein à craquer. 

Photos de nos savoureuses entrées:
Crêpe de riz et pois chiche, cajou aux herbes (photo: J'OSE la vie!)
Avocat façon oeuf-dur (photo: J'OSE la vie !)
Le repas est divin, l'équipe joyeuse. Le seul hic : 3 choix sur la table d'hôte et nous sommes 2... mais comment faire un choix ? Tout a l'air si bon ! Adrien nous y aidera. 
Le trio d'à côté a de la chance. Adorables voisines de table - nièce végane et tantes joyeuses - elles commandent un plat de chacun, et offrent de nous faire goûter le 3è plat !

Au moment de quitter, ce cher Adrien nous offrira la recette de ces avocats façon oeufs-durs. (faudrait bien l'essayer, maintenant!) Et hop, le self-us du séjour parisien :


Avec Charlotte et Adrien (photo: J'OSE la vie!)
Nous sortons juste avant la tombée de la nuit pour attraper le métro. Quelques stations et nous voici courant vers le dernier bateau-mouche de la soirée, avec notre petite boîte de gâteau au chocolat. Délice et beauté sur la Seine, mais quel vent ! Je sors mon bonnet (lire: tuque). On se serre sur le banc. Rien ne nous empêchera de profiter de cette dernière balade. Sur les rives, passants et musiciens comme au cinéma. Jolis ponts sculptés qui nous passent par-dessus, des jambes pendantes aussi parfois. Et tous ces somptueux immeubles illuminés.  
Paris, magnifique ville lumière (photo: J'OSE la vie !)
On nous dépose sur le quai. On va marcher encore un peu. La tour Eiffel illuminée est si belle, on n'a qu'une envie: la revoir. On avance d'un pas rapide quant tout à coup, elle scintille pareille à mille arbres de Noël! 
L'admirer encore et encore, de tous les côtés... et d'en dessous aussi:
Sous Eiffel, par une nuit de mai 2016 (photo: J'OSE la vie!)
Et marcher, encore, pour refaire ce chemin qu'on a pris pour rentrer le premier soir. Cette fois, l'estomac et la tête remplis, de douceurs et de souvenirs.
Au revoir et merci Paris !
Demain : Londres.

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